Contributeur du mois: Pierre Parmentier

- Marc Gemis


images/motm/2015/03/foxandpotatoes.jpg

Pierre Parmentier est ingénieur en construction et son nom d’utilisateur sur OpenStreetMap est foxandpotatoes. Il a d’abord travaillé sur des chantiers et des projets en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Ensuite en Belgique. Actuellement, comme indépendant, il participe à des projets industriels dans différents pays du monde. Ses hobbys, c’est ce qui touche à la cartographie, la course d’orientation, les fortifications. Et beaucoup d’autres thèmes !

Comment et quand avez-vous découvert OpenStreetMap ?

C’était en 2009. J’ai notamment complété le réseau de chemins en Forêt de Soignes. Ensuite, partout où j’ai séjourné, où je suis passé, où j’ai travaill, à Saint-Quentin, à Montmédy, en déplacement, en vacances, autour de Bruxelles, j’ai complété les données. J’ai aussi fait appel à des souvenirs de séjour outre-mer.

Comment utilisez-vous OpenStreetMap ?

OpenStreetMap me sert pour préparer des déplacements et pour repérer des points d’intérêt. Pour l’édition, j’utilise JOSM ainsi que les outils de validation comme Osmose et OSM Inspector. Comme GPS, j’ai un Garmin Etrex 20 et je fais aussi usage de OsmAnd+ sur mon smartphone. J’ai aussi commencé à “jouer” avec uMap.

Quelle sorte de contributeur êtes-vous et dans quelle zone cartographiez-vous ?

Je suis plutôt un contributeur isolé. Je n’ai jamais eu l’occasion de participer à une mapping party. Je travaille le plus souvent sur des régions que je connais. Mais avec les outils de validation, je peux faire des corrections plus lointaines.

Que cartographiez-vous? Avez-vous une spécialisation ?

Je travaille surtout sur les données basiques (highways, buildings, import UrbIS, adresses, shops). Occasionnellement, j’ai ajouté des arbres d’alignement, des hydrants, des AED, des passages piétons, des boites aux lettres.

Quel est votre plus grande prouesse en temps que contributeur ?

Aucune prouesse. On est comme des fourmis et chaque contributeur ajoute son petit morceau à l’édifice. Et chaque contribution mérite le respect !

Pourquoi cartographiez-vous? Qu’est ce qui vous motive ?

Ce qui me motive, c’est la passion pour les cartes, et l’envie de comprendre le paysage et mon environnement. Quand je vois un talus boisé dans la campagne, j’imagine de suite le chemin de fer qui passait par là. Cartographier amène à se poser plein de questions : histoire, géographie, sémantique. C’est celà l’intérêt ! Mais aussi de participer à un projet utile est important pour moi.

Avez-vous des idées pour élargir la communauté OpenStreetMap, pour motiver plus de gens à contribuer ?

Je pense que l’on devrait se concentrer sur ce qui peut faire de OpenStreetMap un outil populaire pour celui qui se déplace y compris en dehors des grandes villes. Ajouter des poubelles et des luminaires, cela fait partir du projet, bien sûr, mais cela pourrait venir plus tard. Oui, on pourrait insérer, par exemple, tous les réseaux enterrés, utiles lors de travaux publics, mais cela ne devrait pas être prioritaire pour l’instant. Par ailleurs, je trouve dommage que, en Belgique, nous ne soyons pas une vraie ASBL-VZW, avec une personnalité juridique. C’est une question de visibilité. On pourrait se tourner vers la presse et les medias, diffuser des communiqués. On a vu comment OpenStreetMap France est devenu en quelques années un acteur public avec un poids non négligeable. Je pense ainsi que l’on devrait diffuser des dépliants expliquant la nature du projet en Belgique. Le dépliant existe en néerlandais ; on doit l’adapter et, aussi, le préparer en français.

Avez-vous des contacts avec d’autres contributeurs ?

Non, très peu. J’en ai rencontré à Leuven, à Gent et à Bruxelles, au FOSDEM et à l’ESI.

Quelle est, selon vous, la plus grande force d’OpenStreetMap ?

La plus grande force de OpenStreetMap c’est d’être libre. Les opportunités d’utilisation et de réutilisation sont innombrables. Il faut voir le foisonnement d’idées, les applications qui surgissent partout, telles que le Humanitarian OpenStreetMap Team (HOT), Waymarked Trails, les Geschichtkarten.. Tout cela est exaltant !

Quel est le plus grand défi pour OpenStreetMap ?

OpenStreetMap doit tirer parti de la tendance actuelle à tout mettre en carte, sous forme graphique. C’est relativement récent.

Comment restez-vous à jour par rapport à l’actualité d’OpenStreetMap ?

Je lis les mailing lists Talk-be et Newbies.

Pour conclure, y a-t-il encore quelque chose que vous voudriez dire au lecteur ?

Aux contributeurs belges, je dis “Chapeau !”. À l’utilisateur, je dirais … de devenir contributeur, de nous rejoindre !